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mercredi 26 juin 2024
jeudi 26 novembre 2020
mardi 29 mars 2016
jeudi 22 octobre 2015
vendredi 20 janvier 2012
lundi 16 janvier 2012
Montréal - Canada : YENNAYER DANS TOUTE SA SPENDEUR
Azul de Kabylie s'est démené pour nous offir un Yennayer riche en culture.
En effet, après le mot de Bienvenue par Hmimich Ait-Mouloud et Tassadit Ould-Hamouda et les voeux de Bonne et Heureuse année par :
- M. France Benjamin, délégué par le Maire de Montréal,
- Mme Sylvain Bellecs, présidente de l'association des Bretons du Canada
- Mme Julia, représentante de la communauté sépharade,
La soirée a débuté par "un mot sur Yennayer" par le comédien, dramaturge, écrivain, Karim Akouche, qui nous a replongé dans les contes d'antan avec "Tihkatin n yennayer". Karim a su émouvoir l'assistance.
Le groupe de danses Tafsut a ouvert sa présentation par une danse qui a mis beaucoup d'ambiance. Deux autres danses ont suivi.
Hmimich et Terkia Ait-Mouloud, ont séduit les spectacteurs avec 2 poèmes, dont l'un a ému les présents "Hommage à la Kabylie".
La surprise de la soirée a été le groupe Amazigh Marocain "Amyoud" venu spécialement de Boston pour y apporter sa touche.
Et enfin, l'artiste tant attendue : ALDJIA a fait son entrée sur scène avec "Inevgawen". Plusieurs autres chansons de son répertoire ont suivi à la joie de la majorité des présents.
Vers 22h45, Fouad Yalaoui, l'artiste-idole des Kabyles de Montréal a pris le relais avec des chants d'ambiance et ce, jusqu'à fin du spectacle.
La fête de Yennayer a eu l'écho escompté : Plus de 300 personnes étaitent présentes malgré que ce jour a été marqué par 3 soirées différentes.
Azul de Kabylie tient à remercier du fond du coeur tous les présents et particulièrement les artistes qui ont apporté une touche nouvelle à cette soirée : Samir Harfi, Samir Amrane, Karim, Terkia, Hmimich(venu de Philadelphie), Fouad Yalaoui (de Granby), le groupe Amyoud (venu spécialement pour l'occasion de Boston), Tafsut-danses et l'Artiste Aldjia, venue de Paris.
Des remerciements chaleureux à :
- M. France Benjamin, représentant le Maire Gérald Tremblay
- Mme Belecs, représentante de la communauté Bretonne
- Mme Julia, représentante de la Communauté Sépharade
- ainsi que tous les journalistes présents : Yahia Arkat,
Asegwas ameggaz à toutes et à tous
En effet, après le mot de Bienvenue par Hmimich Ait-Mouloud et Tassadit Ould-Hamouda et les voeux de Bonne et Heureuse année par :
- M. France Benjamin, délégué par le Maire de Montréal,
- Mme Sylvain Bellecs, présidente de l'association des Bretons du Canada
- Mme Julia, représentante de la communauté sépharade,
La soirée a débuté par "un mot sur Yennayer" par le comédien, dramaturge, écrivain, Karim Akouche, qui nous a replongé dans les contes d'antan avec "Tihkatin n yennayer". Karim a su émouvoir l'assistance.
Le groupe de danses Tafsut a ouvert sa présentation par une danse qui a mis beaucoup d'ambiance. Deux autres danses ont suivi.
Hmimich et Terkia Ait-Mouloud, ont séduit les spectacteurs avec 2 poèmes, dont l'un a ému les présents "Hommage à la Kabylie".
La surprise de la soirée a été le groupe Amazigh Marocain "Amyoud" venu spécialement de Boston pour y apporter sa touche.
Et enfin, l'artiste tant attendue : ALDJIA a fait son entrée sur scène avec "Inevgawen". Plusieurs autres chansons de son répertoire ont suivi à la joie de la majorité des présents.
Vers 22h45, Fouad Yalaoui, l'artiste-idole des Kabyles de Montréal a pris le relais avec des chants d'ambiance et ce, jusqu'à fin du spectacle.
La fête de Yennayer a eu l'écho escompté : Plus de 300 personnes étaitent présentes malgré que ce jour a été marqué par 3 soirées différentes.
Azul de Kabylie tient à remercier du fond du coeur tous les présents et particulièrement les artistes qui ont apporté une touche nouvelle à cette soirée : Samir Harfi, Samir Amrane, Karim, Terkia, Hmimich(venu de Philadelphie), Fouad Yalaoui (de Granby), le groupe Amyoud (venu spécialement pour l'occasion de Boston), Tafsut-danses et l'Artiste Aldjia, venue de Paris.
Des remerciements chaleureux à :
- M. France Benjamin, représentant le Maire Gérald Tremblay
- Mme Belecs, représentante de la communauté Bretonne
- Mme Julia, représentante de la Communauté Sépharade
- ainsi que tous les journalistes présents : Yahia Arkat,
Asegwas ameggaz à toutes et à tous
Les initiateurs des voeux du Maire de Montréal (Yennayer)
Les Montréalais d’origine amazighe ont été agréablement surpris par un inattendu « Asseggas Amegaz » du maire de leur ville, une première dans l’histoire de la métropole. A l’occasion de la célébration de Yennayer de l’année 2960 du calendrier berbère, une pleine page du quotidien gratuit 24 Heures a été consacrée à sa célébration. Khelifa Hareb, membre du Mouvement amazigh du Québec (MAQ) et initiateur de cette démarche en parle.
De notre correspondant
(Montréal, Canada)
Comment en êtes-vous arrivé à convaincre le maire de Montréal pour présenter les vœux à l’occasion du Yennayer ?
Premièrement, depuis l’alliance des quatre associations (Tafsut, Inas, le Centre amazigh de Montréal – CAM et Solidarité Québec-Kabylie) et les indépendants, essentiellement originaires d’Algérie et du Maroc, qui est née après la signature d’un communiqué pour manifester notre opposition quant à la dénomination « Petit Maghreb » d’un quartier montréalais, nous nous sommes structurés de façon horizontale et nous avons créé plusieurs commissions qui s’intéressent à la mise en valeur de l’amazighité, langue, culture et identité, à Montréal. Dans le cadre des activités de cette dernière, Mourad Itim (Tafsut), Lahcene Ameur (CAM) et moi-même à titre indépendant, nous nous sommes déplacés à l’Hôtel de Ville pour demander au maire de Montréal de concrétiser notre proposition qui consiste à présenter les vœux à la communauté amazighe montréalaise à l’occasion de Yennayer 2960, comme il l’avait fait pour d’autres communautés immigrant
es.
Cette tradition a été choisie parce que c’est une fête non religieuse, apolitique et partagée par tous les peuples de l’Afrique du Nord sans exception. Elle représente un événement séculaire qui nous unit, quelles que soient nos différences religieuse, linguistique, idéologique ou autres.
Vous êtes membre du Mouvement amazigh du Québec (MAQ). Pouvez-vous nous le présenter…
Le Mouvement amazigh du Québec est né grâce au dynamisme des indépendants du collectif mentionné précédemment, dont des Algériens et des Marocains. La structure et le fonctionnement du MAQ est exactement à l’image du Mouvement culturel berbère (MCB) en Algérie, avant le démembrement qu’il a subi après la fallacieuse ouverture démocratique, ou le Mouvement culturel amazigh (MCA) au Maroc. C’est une structure horizontale qui a pour but de manifester notre amazighité au sein de la société québecoise, à commencer par Montréal.
Vous avez aussi pu publier une page complète sur 24 Heures. Comment cela a-t-il été rendu possible ?
La page dans le quotidien 24 Heures a été le fruit de la rencontre des membres du collectif et des représentants des autorités municipales montréalaises à l’Hôtel de Ville. J’ai proposé au personnel de la mairie de fêter Yennayer à l’Hôtel de Ville, à l’instar des Amazighs parisiens qui le font depuis 2006. Malheureusement, la réponse a été négative et la raison avancée était que si l’on ouvrait les portes à ce genre de manifestations, on ne ferait que ça durant toute l’année, vu le nombre important de communautés culturelles à Montréal. Toutefois, ils nous ont proposé de concevoir une page dans un journal. Il était donc question de publier une entrevue avec une figure amazighe qui soit relative à Yennayer avec une figure amazighe montréalaise active et les vœux du maire. Notre choix s’est porté sur Tassadit Ould-Hamouda de Tafsut. En plus de cela, nous avons eu l’accord pour que le maire présente des vœux à l’occasion de Yennayer sur une
radio. Effectivement, c’est chose faite, le maire a dit : « Assegas Amegaz » à la communauté amazighe sur les ondes de la radio CFMB-1260 AM, à l’émission « Timlilit Imazighen » animée par Mourad Mehammeli et Madjid Benbelkacem.
Ces actions ont-elles eu de l’impact sur la perception qu’ont les Montréalais de la culture berbère dans leur ville ?
Oui. A titre d’exemple, plusieurs sites web ont repris les vœux du maire sur leurs pages d’accueil et l’enthousiasme a regagné les esprits même des anciens militants « retraités ». Le dynamisme se sent au sein de notre communauté amazighe à Montréal. Par ailleurs, la question amazighe ici à Montréal a changé de cap, elle sort de son ghetto : depuis 10 ans, Yennayer est fêté par nous et entre nous dans des salles de collège archicombles mais sans aller à la rencontre des autres communautés pour qu’elles sachent au moins qu’on existe. Enfin, il y a des militants qui sont rentrés dans des partis politiques pour que notre voix soit portée à un niveau de représentativité politique, ce qui est primordial pour qu’une communauté obtienne ses droits. Nous avons donc des éléments dans Québec solidaire, le Parti québécois et Le Parti libéral du Québec.
source : http://www.elwatan.com/spip.php?article150193
De notre correspondant
(Montréal, Canada)
Comment en êtes-vous arrivé à convaincre le maire de Montréal pour présenter les vœux à l’occasion du Yennayer ?
Premièrement, depuis l’alliance des quatre associations (Tafsut, Inas, le Centre amazigh de Montréal – CAM et Solidarité Québec-Kabylie) et les indépendants, essentiellement originaires d’Algérie et du Maroc, qui est née après la signature d’un communiqué pour manifester notre opposition quant à la dénomination « Petit Maghreb » d’un quartier montréalais, nous nous sommes structurés de façon horizontale et nous avons créé plusieurs commissions qui s’intéressent à la mise en valeur de l’amazighité, langue, culture et identité, à Montréal. Dans le cadre des activités de cette dernière, Mourad Itim (Tafsut), Lahcene Ameur (CAM) et moi-même à titre indépendant, nous nous sommes déplacés à l’Hôtel de Ville pour demander au maire de Montréal de concrétiser notre proposition qui consiste à présenter les vœux à la communauté amazighe montréalaise à l’occasion de Yennayer 2960, comme il l’avait fait pour d’autres communautés immigrant
es.
Cette tradition a été choisie parce que c’est une fête non religieuse, apolitique et partagée par tous les peuples de l’Afrique du Nord sans exception. Elle représente un événement séculaire qui nous unit, quelles que soient nos différences religieuse, linguistique, idéologique ou autres.
Vous êtes membre du Mouvement amazigh du Québec (MAQ). Pouvez-vous nous le présenter…
Le Mouvement amazigh du Québec est né grâce au dynamisme des indépendants du collectif mentionné précédemment, dont des Algériens et des Marocains. La structure et le fonctionnement du MAQ est exactement à l’image du Mouvement culturel berbère (MCB) en Algérie, avant le démembrement qu’il a subi après la fallacieuse ouverture démocratique, ou le Mouvement culturel amazigh (MCA) au Maroc. C’est une structure horizontale qui a pour but de manifester notre amazighité au sein de la société québecoise, à commencer par Montréal.
Vous avez aussi pu publier une page complète sur 24 Heures. Comment cela a-t-il été rendu possible ?
La page dans le quotidien 24 Heures a été le fruit de la rencontre des membres du collectif et des représentants des autorités municipales montréalaises à l’Hôtel de Ville. J’ai proposé au personnel de la mairie de fêter Yennayer à l’Hôtel de Ville, à l’instar des Amazighs parisiens qui le font depuis 2006. Malheureusement, la réponse a été négative et la raison avancée était que si l’on ouvrait les portes à ce genre de manifestations, on ne ferait que ça durant toute l’année, vu le nombre important de communautés culturelles à Montréal. Toutefois, ils nous ont proposé de concevoir une page dans un journal. Il était donc question de publier une entrevue avec une figure amazighe qui soit relative à Yennayer avec une figure amazighe montréalaise active et les vœux du maire. Notre choix s’est porté sur Tassadit Ould-Hamouda de Tafsut. En plus de cela, nous avons eu l’accord pour que le maire présente des vœux à l’occasion de Yennayer sur une
radio. Effectivement, c’est chose faite, le maire a dit : « Assegas Amegaz » à la communauté amazighe sur les ondes de la radio CFMB-1260 AM, à l’émission « Timlilit Imazighen » animée par Mourad Mehammeli et Madjid Benbelkacem.
Ces actions ont-elles eu de l’impact sur la perception qu’ont les Montréalais de la culture berbère dans leur ville ?
Oui. A titre d’exemple, plusieurs sites web ont repris les vœux du maire sur leurs pages d’accueil et l’enthousiasme a regagné les esprits même des anciens militants « retraités ». Le dynamisme se sent au sein de notre communauté amazighe à Montréal. Par ailleurs, la question amazighe ici à Montréal a changé de cap, elle sort de son ghetto : depuis 10 ans, Yennayer est fêté par nous et entre nous dans des salles de collège archicombles mais sans aller à la rencontre des autres communautés pour qu’elles sachent au moins qu’on existe. Enfin, il y a des militants qui sont rentrés dans des partis politiques pour que notre voix soit portée à un niveau de représentativité politique, ce qui est primordial pour qu’une communauté obtienne ses droits. Nous avons donc des éléments dans Québec solidaire, le Parti québécois et Le Parti libéral du Québec.
source : http://www.elwatan.com/spip.php?article150193
samedi 7 janvier 2012
«Très jeune j’ai pris conscience de la valeur de ma culture» Tassadit Ould-Hamouda se confie à la Dépêche de Kabylie
«Très jeune j’ai pris conscience de la valeur de ma culture»
Militante associative infatigable, Tassadit Ould Hamouda, présidente de l’Association Tafsut de Montréal évoque dans cet entretien ses projets, ses activités et celles qu’elle prépare pour ... Lire l'article
Militante associative infatigable, Tassadit Ould Hamouda, présidente de l’Association Tafsut de Montréal évoque dans cet entretien ses projets, ses activités et celles qu’elle prépare pour le nouvel an amazigh.
La Dépêche de Kabylie : L’Association Tafsut que vous présidez est présente sur toutes les scènes du Québec et dans tous les festivals canadiens, comment arrivez-vous à honorer tous vos engagements alors que la majorité des membres sont encore aux études et vous-même au travail ?
En effet, malgré que tous les membres de Tafsut sont aux études (secondaire, université) et qu’il est un peu difficile pour nous de nous retrouver chaque fin desemaine pour nos pratiques et souvent pour des participations aux spectacles, il n’en demeure pas moins qu’on répond toujours présents aux invitations émanant de différentes structures culturelles. Nous tenons à cet effet, à rendre un vibrant hommage à toutes ces filles pour leur sens des responsabilités et leur attachement à leur culture.
Vous êtes d’ores et déjà à pied d’œuvre pour célébrer Yennayer ...
Après deux célébrations de fêtes de fin d’année auxquelles nous avons participé, nous célébrons avec «Azul de Kabylie» Yennayer le 14 janvier 2012 à 20h00 à la salle Brébeuf (sise au 5625, rue Décelles - Entrée Pavillon Coutu - Métro Côte des Neiges ou Université de Montréal). Cette année nous avons invité l’artiste kabyle Aldjia avec l’aimable collaboration de Fouad Yalaoui, du groupe Tafsut, de Karim Akouche et du talentueux Samir Harfi au clavier et à l’animation, Hmimich, qui viendra spécialement des États-Unis. Quant au printemps amazigh, il sera fêté le 14 avril 2012 à Montréal avant notre départ pour Prague où nous sommes invités à participer aux célébrations du Printemps Berbère. «Le 20 avril en république Tchèque et dans deux autres villes non encore déterminées. La délégation pour la République Tchèque sera composée de Tafsut et de la troupe La Traversée. En plus des danses chorégraphiques que présentera Tafsut, la troupe théâtrale fera sa première apparition à l’extérieur du Canada et sa première européenne pour sa pièce qui a remporté un grand succès au Canada «Qui viendra fleurir ma tombe ?»
D’autres villes européennes peut-être ?
Probablement nous serons à Bruxelles, et nous sommes en négociation avec d’autres villes françaises.
Récemment vous avez organisé des activités pour la levée des fonds pour l’enseignement de Tamazight à Montréal, étaient-elles une réussite, avez-vous engrangé la somme nécessaire pour maintenir cet enseignement ?
Cette soirée de «Levée de fonds» a été organisée par les associations Inas et Acaoh qui font un excellent travail pour l’enseignement de Tamazight à Montréal et à Ottawa. La soirée avec Fahem Mohamed Saïd a été un grand succès et les Kabyles ont répondu présents pour cette honorable cause et aussi pour encourager l’artiste qui a marqué notre jeunesse et qui est venu pour la première fois à Montréal.
Est-ce facile pour une femme kabyle, qui en plus de son travail, des enfants et des occupations quotidiennes d’activer et de militer ? Comment notre communauté voit-elle cela ?
Etant jeune j’ai très vite pris conscience de la valeur de ma culture et de ma langue. Avec de jeunes cousins, on est arrivés à recevoir les revues «Imedyazen» (éditée en France) et «Ittij» (éditée au Canada), et cela du temps de la tristement célèbre Sécurité militaire qui sévissait partout en Kabylie. On faisait alors de ces revues, une large diffusion. En outre, j’ai travaillé à Rouiba et avec les Kabyles de SNVI, on a mis une structure de militants berbéristes. On a pu tenir des réunions même devant le Palais du gouvernement. Ceci démontre ma conviction profonde pour notre cause. Certes nous rencontrons parfois des embûches, ce qui est normal dans toute action, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant et de continuer notre travail en étant convaincue de la justesse de notre cause.
Le mot de la fin ?
Avant de clore, j’invite notre communauté à venir en masse applaudir et encourager l’artiste Aldjia. Enfin, je remercie beaucoup la Dépêche de Kabylie pour l’intérêt qu’elle accorde à nos activités et saisissons cette occasion pour remercier tous ceux qui nous soutiennent dans notre travail. Yennayer Ameggaz à tous les Kabyles.
La Dépêche de Kabylie : L’Association Tafsut que vous présidez est présente sur toutes les scènes du Québec et dans tous les festivals canadiens, comment arrivez-vous à honorer tous vos engagements alors que la majorité des membres sont encore aux études et vous-même au travail ?
En effet, malgré que tous les membres de Tafsut sont aux études (secondaire, université) et qu’il est un peu difficile pour nous de nous retrouver chaque fin desemaine pour nos pratiques et souvent pour des participations aux spectacles, il n’en demeure pas moins qu’on répond toujours présents aux invitations émanant de différentes structures culturelles. Nous tenons à cet effet, à rendre un vibrant hommage à toutes ces filles pour leur sens des responsabilités et leur attachement à leur culture.
Vous êtes d’ores et déjà à pied d’œuvre pour célébrer Yennayer ...
Après deux célébrations de fêtes de fin d’année auxquelles nous avons participé, nous célébrons avec «Azul de Kabylie» Yennayer le 14 janvier 2012 à 20h00 à la salle Brébeuf (sise au 5625, rue Décelles - Entrée Pavillon Coutu - Métro Côte des Neiges ou Université de Montréal). Cette année nous avons invité l’artiste kabyle Aldjia avec l’aimable collaboration de Fouad Yalaoui, du groupe Tafsut, de Karim Akouche et du talentueux Samir Harfi au clavier et à l’animation, Hmimich, qui viendra spécialement des États-Unis. Quant au printemps amazigh, il sera fêté le 14 avril 2012 à Montréal avant notre départ pour Prague où nous sommes invités à participer aux célébrations du Printemps Berbère. «Le 20 avril en république Tchèque et dans deux autres villes non encore déterminées. La délégation pour la République Tchèque sera composée de Tafsut et de la troupe La Traversée. En plus des danses chorégraphiques que présentera Tafsut, la troupe théâtrale fera sa première apparition à l’extérieur du Canada et sa première européenne pour sa pièce qui a remporté un grand succès au Canada «Qui viendra fleurir ma tombe ?»
D’autres villes européennes peut-être ?
Probablement nous serons à Bruxelles, et nous sommes en négociation avec d’autres villes françaises.
Récemment vous avez organisé des activités pour la levée des fonds pour l’enseignement de Tamazight à Montréal, étaient-elles une réussite, avez-vous engrangé la somme nécessaire pour maintenir cet enseignement ?
Cette soirée de «Levée de fonds» a été organisée par les associations Inas et Acaoh qui font un excellent travail pour l’enseignement de Tamazight à Montréal et à Ottawa. La soirée avec Fahem Mohamed Saïd a été un grand succès et les Kabyles ont répondu présents pour cette honorable cause et aussi pour encourager l’artiste qui a marqué notre jeunesse et qui est venu pour la première fois à Montréal.
Est-ce facile pour une femme kabyle, qui en plus de son travail, des enfants et des occupations quotidiennes d’activer et de militer ? Comment notre communauté voit-elle cela ?
Etant jeune j’ai très vite pris conscience de la valeur de ma culture et de ma langue. Avec de jeunes cousins, on est arrivés à recevoir les revues «Imedyazen» (éditée en France) et «Ittij» (éditée au Canada), et cela du temps de la tristement célèbre Sécurité militaire qui sévissait partout en Kabylie. On faisait alors de ces revues, une large diffusion. En outre, j’ai travaillé à Rouiba et avec les Kabyles de SNVI, on a mis une structure de militants berbéristes. On a pu tenir des réunions même devant le Palais du gouvernement. Ceci démontre ma conviction profonde pour notre cause. Certes nous rencontrons parfois des embûches, ce qui est normal dans toute action, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant et de continuer notre travail en étant convaincue de la justesse de notre cause.
Le mot de la fin ?
Avant de clore, j’invite notre communauté à venir en masse applaudir et encourager l’artiste Aldjia. Enfin, je remercie beaucoup la Dépêche de Kabylie pour l’intérêt qu’elle accorde à nos activités et saisissons cette occasion pour remercier tous ceux qui nous soutiennent dans notre travail. Yennayer Ameggaz à tous les Kabyles.
Propos recueillis par Arezki G.
Militante associative infatigable, Tassadit Ould Hamouda, présidente de l’Association Tafsut de Montréal évoque dans cet entretien ses projets, ses activités et celles qu’elle prépare pour le nouvel an amazigh.
La Dépêche de Kabylie : L’Association Tafsut que vous présidez est présente sur toutes les scènes du Québec et dans tous les festivals canadiens, comment arrivez-vous à honorer tous vos engagements alors que la majorité des membres sont encore aux études et vous-même au travail ?
En effet, malgré que tous les membres de Tafsut sont aux études (secondaire, université) et qu’il est un peu difficile pour nous de nous retrouver chaque fin desemaine pour nos pratiques et souvent pour des participations aux spectacles, il n’en demeure pas moins qu’on répond toujours présents aux invitations émanant de différentes structures culturelles. Nous tenons à cet effet, à rendre un vibrant hommage à toutes ces filles pour leur sens des responsabilités et leur attachement à leur culture.
Vous êtes d’ores et déjà à pied d’œuvre pour célébrer Yennayer ...
Après deux célébrations de fêtes de fin d’année auxquelles nous avons participé, nous célébrons avec «Azul de Kabylie» Yennayer le 14 janvier 2012 à 20h00 à la salle Brébeuf (sise au 5625, rue Décelles - Entrée Pavillon Coutu - Métro Côte des Neiges ou Université de Montréal). Cette année nous avons invité l’artiste kabyle Aldjia avec l’aimable collaboration de Fouad Yalaoui, du groupe Tafsut, de Karim Akouche et du talentueux Samir Harfi au clavier et à l’animation, Hmimich, qui viendra spécialement des États-Unis. Quant au printemps amazigh, il sera fêté le 14 avril 2012 à Montréal avant notre départ pour Prague où nous sommes invités à participer aux célébrations du Printemps Berbère. «Le 20 avril en république Tchèque et dans deux autres villes non encore déterminées. La délégation pour la République Tchèque sera composée de Tafsut et de la troupe La Traversée. En plus des danses chorégraphiques que présentera Tafsut, la troupe théâtrale fera sa première apparition à l’extérieur du Canada et sa première européenne pour sa pièce qui a remporté un grand succès au Canada «Qui viendra fleurir ma tombe ?»
D’autres villes européennes peut-être ?
Probablement nous serons à Bruxelles, et nous sommes en négociation avec d’autres villes françaises.
Récemment vous avez organisé des activités pour la levée des fonds pour l’enseignement de Tamazight à Montréal, étaient-elles une réussite, avez-vous engrangé la somme nécessaire pour maintenir cet enseignement ?
Cette soirée de «Levée de fonds» a été organisée par les associations Inas et Acaoh qui font un excellent travail pour l’enseignement de Tamazight à Montréal et à Ottawa. La soirée avec Fahem Mohamed Saïd a été un grand succès et les Kabyles ont répondu présents pour cette honorable cause et aussi pour encourager l’artiste qui a marqué notre jeunesse et qui est venu pour la première fois à Montréal.
Est-ce facile pour une femme kabyle, qui en plus de son travail, des enfants et des occupations quotidiennes d’activer et de militer ? Comment notre communauté voit-elle cela ?
Etant jeune j’ai très vite pris conscience de la valeur de ma culture et de ma langue. Avec de jeunes cousins, on est arrivés à recevoir les revues «Imedyazen» (éditée en France) et «Ittij» (éditée au Canada), et cela du temps de la tristement célèbre Sécurité militaire qui sévissait partout en Kabylie. On faisait alors de ces revues, une large diffusion. En outre, j’ai travaillé à Rouiba et avec les Kabyles de SNVI, on a mis une structure de militants berbéristes. On a pu tenir des réunions même devant le Palais du gouvernement. Ceci démontre ma conviction profonde pour notre cause. Certes nous rencontrons parfois des embûches, ce qui est normal dans toute action, mais cela ne nous empêche pas d’aller de l’avant et de continuer notre travail en étant convaincue de la justesse de notre cause.
Le mot de la fin ?
Avant de clore, j’invite notre communauté à venir en masse applaudir et encourager l’artiste Aldjia. Enfin, je remercie beaucoup la Dépêche de Kabylie pour l’intérêt qu’elle accorde à nos activités et saisissons cette occasion pour remercier tous ceux qui nous soutiennent dans notre travail. Yennayer Ameggaz à tous les Kabyles.
Propos recueillis par Arezki G.
mardi 11 octobre 2011
HOMMAGE À MEKSA À MONTRÉAL LE 29 OCTOBRE 2011
QUI VIENDRA FLEURIR MA TOMBE ? LE 1ER, 2 ET 3 OCTOBRE 2011 À MONTRÉAL
Pour la première fois, la Kabylie sera présente à la Place des Arts de Montréal. Karim Akouche, écrivain et Hacemess, poète-comédien ont travaillé avec tenacité pour la réussite de ce projet. Trois représentations sont au programme pour les 1er, 2 et 3 décembre avec la collaboration de plusieurs artistes..
.

Texte et mise en scène : Karim Akouche ... Avec : Crystal Racine, Hace Mess, Mariana Tayler, Zahia, Smail Hami, Rezki Grim, Mourad Itim et Fatiha Hami..
Les 1er, 2 et 3 décembre à la Place des Arts, Montréal (260, boul. de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H2X 1Y9) Prix : 20$ Les billets sont disponibles à la billetterie de la Place des Arts ou par téléphone (voir l’affiche)..
Synopsis :.
« Qui viendra fleurir ma tombe ? » est un chant épique, parfois tragique, souvent lyrique, que comédien(ne)s : Crystal Racine, Hace Mess, Mariana Tayler et chanteurs/chanteuses : Zahia, Smail Hami, Razki Grim, Mourad Itim et Fatiha Hami interpréteront avec force, et ce pour nous rappeler que c’est l’illustre Saint-Augustin qui a façonné le pensée moderne de l’homme occidental, c’est le Pape berbère Saint-Gélase qui a inventé la démocratie laïque, c’est aussi Apulée de Madaure qui a écrit le premier roman, c’est également Tertullien qui a donné naissance à la pensée protestante et enfin, c’est la reine Kahina qui a inventé le féminisme..
C’est l’histoire tourmentée d’un exilé confondue avec celle de son peuple ; c’est l’éternelle interrogation d’un troubadour sur une identité plusieurs fois millénaires qui résiste à l’usure du temps, sur un peuple qui assiste, la bouche muselée, au cirque arbitraire de l’Histoire qui piétine sa civilisation..
Comme le « Cahier d’un retour au Pays natal » d’Aimé Césaire, « Qui viendra fleurir ma tombe ? « est un chant puissant « à thèse » qui « permet de rompre… avec la civilisation artificielle et de faire appel aux forces profondes de l’Homme. ».
« Qui viendra fleurir ma tombe ? » est un hymne bouleversant que tout déraciné, autochtone privé de son identité ou peuple piétiné par un colon sans scrupules, aurait dédié à ses ancêtres..
« Qui viendra fleurir ma tombe ? » nous rappelle plus que jamais que l’Histoire ne fait pas dans la dentelle, elle conduit les peuples qui combattent et traîne ceux qui capitulent. Karim Akouche.
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Texte et mise en scène : Karim Akouche ... Avec : Crystal Racine, Hace Mess, Mariana Tayler, Zahia, Smail Hami, Rezki Grim, Mourad Itim et Fatiha Hami..
Les 1er, 2 et 3 décembre à la Place des Arts, Montréal (260, boul. de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H2X 1Y9) Prix : 20$ Les billets sont disponibles à la billetterie de la Place des Arts ou par téléphone (voir l’affiche)..
Synopsis :.
« Qui viendra fleurir ma tombe ? » est un chant épique, parfois tragique, souvent lyrique, que comédien(ne)s : Crystal Racine, Hace Mess, Mariana Tayler et chanteurs/chanteuses : Zahia, Smail Hami, Razki Grim, Mourad Itim et Fatiha Hami interpréteront avec force, et ce pour nous rappeler que c’est l’illustre Saint-Augustin qui a façonné le pensée moderne de l’homme occidental, c’est le Pape berbère Saint-Gélase qui a inventé la démocratie laïque, c’est aussi Apulée de Madaure qui a écrit le premier roman, c’est également Tertullien qui a donné naissance à la pensée protestante et enfin, c’est la reine Kahina qui a inventé le féminisme..
C’est l’histoire tourmentée d’un exilé confondue avec celle de son peuple ; c’est l’éternelle interrogation d’un troubadour sur une identité plusieurs fois millénaires qui résiste à l’usure du temps, sur un peuple qui assiste, la bouche muselée, au cirque arbitraire de l’Histoire qui piétine sa civilisation..
Comme le « Cahier d’un retour au Pays natal » d’Aimé Césaire, « Qui viendra fleurir ma tombe ? « est un chant puissant « à thèse » qui « permet de rompre… avec la civilisation artificielle et de faire appel aux forces profondes de l’Homme. ».
« Qui viendra fleurir ma tombe ? » est un hymne bouleversant que tout déraciné, autochtone privé de son identité ou peuple piétiné par un colon sans scrupules, aurait dédié à ses ancêtres..
« Qui viendra fleurir ma tombe ? » nous rappelle plus que jamais que l’Histoire ne fait pas dans la dentelle, elle conduit les peuples qui combattent et traîne ceux qui capitulent. Karim Akouche.
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lundi 20 juin 2011
mardi 14 juin 2011
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vendredi 20 mai 2011
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